Où poser Mars 2020 ?

La NASA a déjà engagé les discussions pour le site d’atterrissage de son prochain rover martien Mars 2020.

La mission dispose du même système d’atterrissage que pour Curiosity, et donc beaucoup d’endroits sont encore accessibles sur Mars. Les contraintes sont les suivantes (site du JPL) :

  • sous les 500 m d’altitude
  • entre 30°S et 30°N de latitude
  • une ellipse de 20 km par 25 km mais qui pourrait être plus petite si l’équipe du projet demande que les ingénieurs développent la technologie (ce sera plus cher aussi  !)
  • et comme d’habitude, un endroit assez plat, avec pas trop de rochers à la surface, et pas trop de poussière non plus

Une réunion était organisée près de Washington DC en mai dernier pour discuter des sites envisagés. Plus de 30 sites ont été présentés au cours de la réunion, et E-Mars en a présenté pas moins de 4, devant un auditoire d’une centaine de scientifiques et quelques journalistes, et un “webitoire” d’une trentaine de personnes.

Les zones noircies sont trop hautes en altitude, les zones blanchies sont trop hautes ou basses en latitude. Les pastilles montrent les sites présentés à la réunion. [Grant & Golombeck, Mars 2020 landing site selection workshop, May 2014]

On retrouve des sites déjà étudiés ou présentés par E-Mars : Mawrth Vallis, Oyama Crater, Oxia Planum, Coprates Chasma.

Le but de la réunion était aussi de déterminer quels sites auraient la priorité pour obtenir de nouvelles données orbitales.

Suite de la sélection, juin 2015 !

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Le planétarium de Vaulx-en-Velin bientôt terminé

Nous avons eu le plaisir de visiter la semaine dernière le chantier du planétarium de Vaulx-en-Velin, qui doit ré-ouvrir ses portes au public le 9 octobre 2013 (voir leur site internet).

Le planétarium va largement s’agrandir et accueillir des expositions temporaires et une exposition permanente sur l’Univers et le Système Solaire, en plus des séances sous la coupole du planétarium lui-même.

C’est donc un musée complet sur les sciences de l’Univers qu’il sera possible de visiter juste à côté de Lyon, avec des ateliers pour les écoles, et des intervenants dans les expositions pour aller plus loin sur certains sujets. Des conférences données par des chercheurs auront aussi lieu régulièrement certains soirs. Ça s’annonce très bien !

En plus, de janvier à juillet 2014, c’est Mars qui est à l’honneur avec une exposition temporaire venant de la Cité de l’Espace de Toulouse. Il y aura par exemple des maquettes grandeur-nature des rovers martiens !

 

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Réunion scientifique de l’équipe OMEGA/Mars Express

L’équipe scientifique de l’instrument OMEGA de Mars Express s’est rassemblée du 10 au 12 juin pour discuter des dernières études faites avec les spectro-imageurs martiens. La réunion s’est déroulée à Venise en Italie, 2 ans après la réunion précédente. Cathy, Anouck et Damien étaient présents.

L’occasion était particulière puisque ce sont les 10 ans du lancement de Mars Express ce mois-ci. En plus des études récentes, on a donc rappelé les principales découvertes faites avec l’instrument OMEGA, et la liste est impressionnante ! Depuis l’étude des glaces, du volcanisme, de l’altération aqueuse, des processus atmosphériques jusqu’à l’étude du satellite Phobos…

Anouck à la réunion OMEGA

Anouck présente ses résultats sur l’étude des détections d’olivine sur Mars

Etaient aussi invités des chercheurs des équipes ChemCam et SAM sur le robot Curiosity, qui nous ont montré les découvertes du rover au début de sa mission, ainsi que Philippe Lognonné à propos de la mission de la NASA Insight, un atterrisseur qui doit aller installer une sismomètre et une sonde thermique sur Mars en 2016.

Olivier Witasse et Jorge Vago de l’ESA sont également venus nous montrer les statuts de la mission Mars Express et du projet ExoMars.

Le retour de la réunion s’est vu un peu perturbé avec les grèves des contrôleurs aériens !

 

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Premier forage martien

Et en attendant de retrouver les premiers résultats de Curiosity à la conférence LPSC (voir cet article), le robot continue ses activités à la surface de Mars.

Vendredi dernier, Curiosity a procédé au tout premier forage dans une roche martienne. L’idée n’est pas de creuser un puits sur Mars ! mais juste de prélever un petit échantillon de roche (précisément 1,6 cm de large et 6,4 cm de profondeur) pour l’analyser avec les instruments situés au coeur du robot pour détecter d’éventuelles traces d’éléments et de matière carbonée qui pourraient renseigner sur la formation de la roche et son habitabilité.

Le petit forage, visible sur l’image ci-dessous, s’est fait dans les roches qui abritent les veines de sulfates identifiées il y a quelques semaines. On pense donc que de l’eau a circulé dans ces roches, d’où leur intérêt particulier. Le site du forage est visible sur un superbe panorama à 360°.
Curiosity pousse son investigation en profondeur

Le forage de 6 cm de profondeur au centre de l’image a été effectué le 8 février 2013. Le trou moins profond à droite est un test fait 2 jours avant. On remarque nettement la différence de couleur entre le rouge de la poussière et le gris de l’intérieur de la roche.
Crédit : NASA/JPL-Caltech/MSSS

Le travail n’est pas fini, l’échantillon récolté doit être préparé, puis analysé, mais on espère avoir tous les résultats pour la conférence en Mars.

Vous pouvez également lire l’article en anglais sur le site du robot.

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Curiosity trouve du gypse dans le cratère Gale

Le rover Curiosity vient de faire sa première détection minéralogique de circulation d’eau dans le cratère Gale (quelques mois après être passé dans un ancien lit de rivière). Il s’agit cette fois-ci de veines de minéraux hydratés découvertes sur un affleurements rocheux.

C’est l’instrument franco-américain ChemCam qui a analysé la composition élémentaire de ces veines très claires, de quelques millimètres d’épaisseur seulement, remarquées sur les images de la caméra du rover (on les voit sur l’image de gauche, ci-dessous). Après avoir focalisé un laser sur la roche pour en volatiliser une petite partie, un spectroscope analyse la lumière émise et l’on arrive à en déduire la présence de certains atomes dans la roche. Les scientifiques de la mission ont remarqué que les minéraux qui composent ces veines sont bien plus riches en soufre et surtout en calcium que les roches autour. Il s’agirait certainement de sulfates de calcium, comme le gypse, qui sur Terre se forme souvent par précipitation de fluides circulant dans des fractures de la roche (comme sur l’exemple de l’image de droite, ci-dessous).

Il a donc été décidé de prélever une petite partie de ces roches pour en analyser plus précisément la composition avec les autres instruments du rover. C’est la première fois que la petite foreuse montée sur le bras de Curiosity va être utilisée !

Des veines de gypse vues par Curiosity, comparées à des veines similaires sur Terre
Credit: NASA/JPL-Caltech/LANL/CNES/IRAP/LPGNantes/CNRS/LGLyon/Planet-Terre

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